--> vidéo finale BUG <--

Note d’intention : Pour commencer, j’ai choisi de faire un cadrage resserré pour créer une déshumanisation et créer une image impersonnelle afin que toute personne puisse se projeter dans ma vidéo.
Le choix du noir et blanc vient du fait de mon désir d’avoir une composition qui ne soit pas perturber par la couleur et pour rester dans mon idée de déshumanision, et éviter de devoir choisir entre des yeux noisettes, bleus, vert ou autre.
Afin d’appuyer sur le fait que le geste de clignement des yeux est plus fréquent que ce que l’on pense, j’ai mis en scène d’abord 3 yeux et multiplier ceux-ci pendant la vidéo passant au final de 3 à 9.
Cette multiplication permet de créer une sorte d’invasion visuelle qui nous capte (un peu comme les anciennes vitrines des magasins d’hi-fi/vidéo des années 80). Chaque œil ayant son propre mouvement, le nôtre ne sais plus ou regarder et cligne inconsciemment. Plus on progresse dans la vidéo, plus les mouvements sont rapides et en canon. On se retrouve dans un rythme très saccadé et convulsif, accentué par la musique. Cette dernière a également été créée à partir du son de « bug » Windows. Son rythme très répétitif rentre très vite en tête et se cale avec les clignements des yeux.
Pour finir, on peut voir que différents passages apparaissent comme si on avait un grésillement de l’image ou un parasite. On peut voir que plus on avance dans la vidéo, plus ses parasites arrivent et amènent même de la couleur dans mon travail en noir et blanc.
Au final, il est très difficile de tenir les 3 min de la vidéo sans avoir mal aux yeux, le bug est donc transmissible de la machine à l’homme.